Oumniya Modératrice

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| Sujet: Egypte : Les Frères musulmans dans la rue Mer 12 Mar - 10:26 | |
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Les Frères musulmans dans la rue
Article publié le 09/03/2008 Dernière mise à jour le 09/03/2008 à 22:15 TU
Plusieurs milliers de membres des Frères musulmans, principale force d'opposition du pays, sont descendus dans la rue à Port-Saïd, Tanta et Alexandrie pour dénoncer la tentative du gouvernement d'exclure le mouvement islamiste des élections municipales du 8 avril prochain. Créée en 1928, la confrèrie a été interdite en 1954 mais elle est relativement tolérée et ses députés détiennent un cinquième des sièges au Parlement sous l'étiquette d'indépendants.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
Si les sympathisants des Frères musulmans se comptaient par milliers, il en allait de même pour les forces de l’ordre qui, selon certains témoins, étaient même plus nombreuses que les manifestants. Un déploiement de force entrant dans le cadre des mesures préventives, adoptées par le gouvernement, pour barrer la route aux Frères musulmans lors des municipales.
Autre mesure : l’application zélée des conditions d’enregistrement des candidats indépendants. La confrérie étant officiellement interdite depuis les années 50 est forcée de présenter des candidats indépendants, faute de parti politique. C’est ainsi que les Frères musulmans avaient pu remporter 20% des sièges du Parlement en 2005. Mais les conditions de candidatures pour les municipales ont été rendues plus difficiles par la majorité.
Ce sont ces conditions draconiennes qui étaient dénoncées par les manifestants, qui y voyaient un trucage du scrutin, avant même son déroulement. Des manifestants dont beaucoup s’attendent à être arrêtés dans la nuit. Plusieurs centaines de membres.
Radio France International |
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Oumniya Modératrice

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| Sujet: Re: Egypte : Les Frères musulmans dans la rue Ven 14 Mar - 17:53 | |
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Municipales en Egypte: 90% des candidats islamistes disqualifiés
LE CAIRE (AFP) — Plus de 90% des candidats islamistes aux élections municipales du 8 avril en Egypte ont été disqualifiés, après une campagne des autorités contre les Frères musulmans, le principal groupe d'opposition du pays.
Seuls 438 Frères musulmans sur 5.159 étaient parvenus jeudi, dernier jour pour le dépôt des candidatures, à se porter officiellement candidats, a affirmé à l'AFP le numéro deux de la confrérie islamiste, Mohammed Habib.
La majorité s'est vu interdire l'accès aux bureaux d'enregistrement, qui ont aussi refusé les papiers de nombreux islamistes, a-t-il précisé.
Le 5 mars, la confrérie avait indiqué qu'un de ses membres avait été blessé au nord du Caire par des hommes de main du parti au pouvoir, le Parti national démocrate (PND) alors qu'il se dirigeait vers un bureau d'enregistrement.
Un responsable des services de sécurité a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anoymat que le nombre des candidats retenus des Frères "ne dépassait pas les 300".
Le ministre égyptien des Affaires juridiques, Moufid Chehab, a reconnu mercredi devant le Parlement l'existence d'"erreurs" dans les procédures d'enregistrement, assurant toutefois que tous les candidats, même ceux du parti au pouvoir, en avaient été victimes.
Plusieurs tribunaux administratifs à travers le pays ont statué cette semaine en faveur de candidats de l'opposition empêchés de déposer leur candidature, exigeant des bureaux d'enregistrement qu'ils acceptent leurs dossiers, a indiqué une source judiciaire jeudi à l'AFP.
Selon M. Habib, plus de 900 membres de la confrérie ont été arrêtés depuis la mi-février. Mercredi, 24 Frères musulmans ont été interpellés au Caire et dans sa banlieue, a-t-on appris auprès des services de sécurité.
Les autorités justifient ces arrestations par le fait que les Frères musulmans sont officiellement interdits depuis 1954. En réalité, ils sont relativement tolérés.
"Le parti au pouvoir est incapable d'affronter loyalement les Frères musulmans. Il a donc recours à des mesures exceptionnelles et ridicules", a estimé M. Habib.
Le régime du président Hosni Moubarak craint que les élections ne profitent aux islamistes, qui avaient effectué une percée historique en 2005 en remportant le cinquième des sièges du Parlement. Leurs candidats s'étaient alors présentés sous l'étiquette d'indépendants.
Les municipales, repoussées de deux ans en 2006, sont généralement remportées par le PND.
D'autres partis d'opposition se sont plaints d'avoir été empêchés de présenter des candidats. Le parti Al-Wafd (libéral) a ainsi indiqué que seuls 10% de ses candidats avaient pu se faire enregistrer.
"Le régime prépare déjà la présidentielle de 2011, en tentant de limiter au maximum la représentation des Frères musulmans et du reste de l'opposition" au niveau local, a affirmé à l'AFP le politologue Mustapha Kamel al-Sayyed, qui enseigne à l'Université américaine du Caire (AUC).
Depuis l'adoption en 2005 d'un amendement constitutionnel, les candidats n'appartenant pas à un parti autorisé doivent réunir les signatures de 250 responsables élus, dont 140 membres des conseils municipaux, pour pouvoir se présenter à la présidentielle.
Les Etats-Unis ont condamné mercredi la vague d'arrestations à l'encontre des membres de la confrérie islamiste, réclamant un scrutin "libre et juste".
"Nous sommes inquiets de la poursuite, en Egypte, d'une campagne d'arrestations d'opposants au parti actuellement au gouvernement", a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. "Les Egyptiens doivent pouvoir choisir librement entre les différents candidats".
L'Egypte est l'un des principaux pays alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient et l'un des principaux bénéficiaires de leur aide dans la région.
AFP |
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Oumniya Modératrice

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| Sujet: Re: Egypte : Les Frères musulmans dans la rue Jeu 17 Avr - 23:08 | |
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mardi 15 avril 2008
Condamnation de 25 Frères musulmans en Egypte Reuters
Vingt-cinq membres des Frères musulmans, dont le numéro trois du mouvement islamiste interdit Khairat El Chatir, ont été condamnés mardi à des peines d'emprisonnement par un tribunal militaire égyptien, a rapporté un avocat des prévenus. Quinze autres ont été acquittés, a précisé l'avocat, Abdel Moniem Abdel Maksoud, sans donner le détail des peines prononcées.
Sur son site internet, le groupe déclare que d'après ses premières informations, Chatir aurait été condamné à sept années de prison et que les peines pour les 24 autres s'échelonneraient de trois à dix années de prison.
L'avocat n'a pas dit pour quels motifs les condamnations ont été infligées.
Les prévenus, les premiers membres des Frères musulmans à être jugés par un tribunal militaire depuis 2001, avaient été initialement été accusés notamment de terrorisme, mais les accusations auraient été ensuite été adoucies. Il leur aurait été finalement reproché d'appartenir à un mouvement interdit et de détenir de la littérature anti-gouvernementale.
Les Frères musulmans, premier mouvement d'opposition égyptien, sont interdits mais tolérés par les autorités. Ils contrôlent un cinquième des sièges au parlement sous l'étiquette d'indépendants et prônent l'établissement d'une République islamique par des moyens démocratiques et non violents.
Les mouvements de défense des droits de l'homme locaux ou internationaux comme Amnesty International ont critiqué les tribunaux militaires égyptiens, dont les procès sont interdits aux observateurs indépendants.
Les condamnés ont pour la plupart déjà passé plus d'un an derrière les barreaux, à l'exception d'une poignée d'entre eux jugés par contumace.
Aziz El Kaissouni, version française Jean-Stéphane Brosse
L'Express.fr |
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