insan
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| Sujet: "Féministe et de culture musulmane" Dim 11 Fév - 22:23 | |
| Bismi Allah a-rahmane a-rahim,
assalamou 'alaykoum,
Il y a encore du chemin à faire...mais sans doute que c'est un début de prise de conscience du message que véhicule indirectement le politique/média... : fait ce que tu veux, boit de l'alcool, mange du cochon, tant que t'es d'apparence arabe, musulman...tu es mon ennemi. Je dis cela car cette femme me fait rappeler à un frère communiste tunisien, qui allait boire du vin avec ses professeur de la KUL, et malgré qu'il s'est désintégré pour avoir leur faveur, un jour un de ces professeur lui a dit : fait ce que tu veux, tu es un arabe, et donc pas comme nous. ce frère à été choqué; il s'est alors mis à étudier a-dine, et est l'un des da'i les plus actif...bcps de convertis à l'Islam vont chez lui, et il leur apprend a-dine on ne peut plus correct incha'Allah, quoique un peu trop sévère parfois dans les avis, et trop cool d'autres fois fiha kheir incha'Allah que pour cette soeur aussi, qu'elle soit choqué par ces attitudes discriminantes au point que cela la fasse "enfin" réveiller et qu'elle revienne vers Allah swt...incha'Allah..:
08 février 2007 Féministe et de culture musulmane. Voilà un credo qui risque d’être compris comme un paradoxe visant la provocation. Féministe et de culture musulmane. Voilà un credo qui risque d’être compris comme un paradoxe visant la provocation. Il n’en est rien. C’est, bien au contraire, une affirmation identitaire imposée par un vécu dans une société qui s’arroge le droit de traiter dédaigneusement tout ce qui relève de l’islamité. Si paradoxe il devait y avoir, il se situerait ailleurs, dans le fait d’être, pour tout ce qui touche à la Méditerranée du Sud, en plus grande difficulté pour se situer hors du champ religieux dans une société laïque qu’en pays musulman. Ainsi, il est plus malaisé pour la pensée de se déployer de façon critique en France — censée être neutre institutionnellement à l’égard des appartenances confessionnelles — lorsqu’est questionnée l’articulation entre société, religion et rapports sociaux de sexes, que dans un pays tel que l’Algérie où l’islam est à la fois religion d’Etat, otage des stratégies de maintien ou de prise de pouvoir et alibi d’un patriarcat méditerranéen fortement contesté. Face à une mise en accusation permanente de la culture musulmane par les discours dominants, de l’essence délétère attribuée à l’islamité, la mise à distance nécessaire pour objectiver les faits sociaux et leur donner du sens est difficile pour quiconque ne veut pas renier son enracinement dans une mémoire et dans une histoire, c’est-à-dire dans cette islamité entre autres. (…)
Dès lors, ce qui est attendu des femmes de l’aire musulmane est la désignation de l’islamité comme continent obscur et obscurantiste où se consacre l’infériorisation des femmes(2), quitte, si on prend le cas de l’Algérie pour exemple, à légitimer a posteriori la conduite coloniale instituant le code de l’indigénat et l’exclusion de la citoyenneté des musulmans des deux sexes au prétexte du statut des femmes musulmanes(3).C’est à un véritable arbitrage péremptoire, qui ressemble à une guerre idéologique dont l’enjeu est tout sauf féministe, que l’on est confronté, où sont nominées les "vraies femmes", porteuses d’une émancipation, sans qu’en soient énoncés les critères, et ignorées d’autres femmes, quel qu’en soit le nombre, au prétexte qu’elles seraient aliénées et manipulées (c’est connu, les femmes, autres que celles de l’avant-garde, n’ont pas d’idées propres !). Dès lors, la valeur d’un témoignage, d’une interview, d’un livre, d’une militance, ne s’évalue plus à l’aune des idées et des faits mais en fonction de sa capacité de nuisance à l’égard de l’islam... ce qui ne peut manquer d’interroger les présupposés du féminisme occidental.
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Il est également indéniable que d’autres rassemblements ont regroupé des milliers de femmes qui se reconnaissaient dans la mouvance islamiste, et notamment le FIS. Ils étaient tout autant légitimes d’autant qu’ils démontraient, eux aussi, au-delà même de visées politiques immédiates, que la question des femmes dans la société algérienne ne pouvait plus être confinée au domestique ou à des débats d’initié(e)s(10).
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Amalgamer islamité et dangerosité, c’est nier la générosité, c’est nier toute la spiritualité que portent en eux, à l’instar des autres humains, les gens de culture musulmane. C’est en même temps s’arroger le droit exorbitant de réduire autrui à n’avoir d’autres aspirations que celles d’être conforme à l’autre. Ce n’est favorable ni à la communauté humaine en général, ni à la féminitude en particulier.
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C’est ainsi qu’est déniée aux femmes musulmanes la capacité de s’emparer du verbe à l’instar de ce que firent d’autres femmes comme celles du Mouvement jeunes femmes en France, d’obédience protestante, qui favorisa une relecture féministe des Évangiles, à travers la théologie féministe de la libération, ou celles des groupes de femmes juives qui osèrent s’emparer de l’étude du Talmud jusque-là réservée aux hommes. N’est-ce pas à ces femmes que le protestantisme comme le judaïsme doit l’existence de femmes pasteur et de femmes rabbin ? N’est-ce pas par la subversion du système mis en place par les ayatollahs que des femmes iraniennes revendiquent aujourd’hui, en Iran même, pour elles-mêmes et en tant que musulmanes, d’autres droits ? Pour ma part, je fais le pari de l’intelligence des femmes musulmanes et défends d’autant plus facilement l’hypothèse de leur faculté d’influencer positivement l’islam que ce dernier a le double avantage de mettre l’homme et la femme sur un pied d’égalité s’agissant de leurs responsabilités et de ne pas édicter de "restrictions quant à l’acquisition du savoir religieux par les femmes ni à leur prise en charge de fonctions religieuses importantes"(13) . L’aire musulmane a déjà eu à connaître des femmes telles que Shuhda bent El Ibari reconnue pour sa pensée critique et sa compétence à vérifier la validité d’un hadith (14) (15). J’ai la conviction raisonnée que ce type de femmes inspirera celles qui pensent trouver dans l’islam les armes de leur salut... terrestre. Cette espérance, je la nourris de cette culture algérienne dans laquelle j’ai été élevée, dont l’islam est une des dimensions incontournables, quelle que soit par ailleurs la foi que l’on a... ou pas, et qui m’a permis d’être ce que je suis. Nul ne pourra me convaincre que cette culture dans laquelle s’est forgée ma personnalité, qui a produit tant de femmes et d’hommes de qualité et de toutes croyances, soit réductible à quelques clichés. Certes, c’est une société qui n’en peut plus du tribut de sang et de larmes, certes c’est une société qui a connu et connaît des inquisiteurs, des profiteurs et des renégats. Mais c’est aussi une société qui sait chanter la liberté, et ce chant-là, nombreuses sont les femmes qui s’en sont emparé. http://www.feministe.canalblog.com/
assalamou 'alaykoum |
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